Les visites culturelles
Sous la conduite de Pierre-Yves Jaslet
Visites guidées de musées, de quartiers, de monuments ou d’expositions.
Chaque mois le choix de ces balades vous est proposé.
Réservations : 01 40 05 02 98 / missives@wanadoo.fr
Tarifs adhérents de la Société littéraire.
Lundi 1er juin : Vidéoconférence Exposition « Renoir et l’amour » au Musée d’Orsay. « Le fil conducteur, ici, ce sont les scènes de la vie moderne, d’abord dans la lignée de Courbet puis de Manet, mais une modernité heureuse, les scènes de groupe, de couple, de convivialité, les repas, les danses, etc. Et le fil rouge, c’est l’amour, puisque toute la peinture de Renoir est finalement consacrée à célébrer une forme de lien humain. L’amour au sens large, donc le couple évidemment, mais aussi l’amitié, et finalement la société : la peinture de Renoir parle de comment on fait société. » RV : 19h – sur zoom – 7,50 €
Mardi 2 juin : Ateliers d’artistes et jardins secrets de Montparnasse autour de la rue Daguerre, pittoresque rue commerçante du ” Petit-Montrouge “, quartier rattaché à Paris en 1860. L’atelier du sculpteur Guino, collaborateur de Renoir, la maison où Schuffenecker hébergea Gauguin, les ateliers Art Nouveau de la Villa Louvat, l’atelier et la villa de César, de pittoresques cités artisanales, l’hôtel Mistral, séjour de Sartre et Simone de Beauvoir… Une promenade dans un quartier branché encore artistiquement vivant. RV : 14 h 30 – Métro Denfert-Rochereau (1, rue Daguerre) – 12,5 €
Mercredi 3 juin : Hôtels particuliers de banquiers d’industriels et d’artistes autour du Parc Monceau. Le Parc Monceau superbe jardin anglais vestige enchanteur de l’ancienne “folie de Chartres” (la rotonde de Ledoux, la “Naumachie”, l’allée des tombeaux). Un exemple de l’urbanisme d’Haussmann. Les hôtels grandioses du sud du Parc, quartier loti par les frères Pereire, à l’emplacement sordide de la “Petite Pologne” devenu le ghetto doré de la haute bourgeoisie de la fin du XIXe siècle. Riches demeures de financiers : Cernuschi, banquier philanthrope, expert en constructions de barricades, les Camondo. L’étonnante pagode chinoise de l’Antiquaire Loo. Les hôtels grandioses de la famille Menier, illustrant l’ascension sociale d’une dynastie industrielle. Cours pittoresques. Le faste d’une architecture injustement méconnue, cadre de romans de Zola (la Curée). RV : 14 h 30 – Métro Monceau – 12,5 €
Samedi 6 juin : Le cimetière du Montparnasse dernière demeure de Lionel Jospin et Nathalie Baye. Le grand cimetière de la rive gauche, tracé à l’extérieur des limites du Paris d’avant 1860. Tombes d’artistes, d’écrivains, de savants, Agnès Varda et Jacques Demy,Sartre et Simone de Beauvoir, réunis à l’entrée du cimetière. Charles Baudelaire, hôte modeste de la tombe du Général Aupick. Chaïm Soutine et les peintres de l’École de Paris. Chefs d’œuvres de la sculpture dans ce cimetière-musée, Laurens, César, Rude, Rodin, Bartholdi et Brancusi … Tombes de savants, Le Verrier, découvreur de la planète Neptune, Poincaré, proche de la théorie de la Relativité. Mais aussi des tombes pittoresques : les époux Pigeon, image du couple bourgeois du XIXe siècle. RV : 14h30 – entrée principale Bd Edgar Quinet – 12,5 €
Dimanche 7 juin : visioconférence, Diderot matérialiste et athée. Comment Diderot, en s’appuyant sur la science de son époque démontre que la matière vivante peut penser et dépasse la théorie de l’animal machine par le pressentiment de la théorie de l’évolution. L’entretien entre d’Alembert et Diderot, Le rêve de d’Alembert, textes où le philosophe révèle l’aboutissement de sa pensée en s’abstenant prudemment de les publier de son vivant. RV : 11h 00 – sur zoom – 7,50 €
Lundi 8 juin : Conférence en salle, Diderot matérialiste et athée. Comment Diderot, en s’appuyant sur la science de son époque démontre que la matière vivante peut penser et dépasse la théorie de l’animal machine par le pressentiment de la théorie de l’évolution. L’entretien entre d’Alembert et Diderot, Le rêve de d’Alembert, textes où le philosophe révèle l’aboutissement de sa pensée en s’abstenant prudemment de les publier de son vivant.
RV : 18 h – Café le P’tit Lecourbe au 26 rue Lecourbe – 12,5 € + consommation
Mercredi 10 juin : Autour de la gare Saint-Lazare, de l’immeuble habité par Marcel Proust à la Brasserie Mollard. Le boulevard Haussmann, exemple abouti d’urbanisme du second Empire. Le 102 boulevard Haussmann où Proust commence la rédaction de la Recherche du Temps Perdu. La Chapelle expiatoire. La Gare Saint-Lazare, chef d’oeuvre de juste Litch, terminée en 1889, dissimulant l’architecture industrielle derrière un immeuble classique. Les vitraux art-déco de la salle des Pas-Perdus. La rue d’Amsterdam au coeur du quartier de l’Europe loti sous la Restauration. La brasserie Mollard (boisson au choix) au superbe décor art nouveau : histoire de la naissance du chemin de fer à l’initiative des frères Pereire. RV : 14 h 30 – Métro Saint-Augustin (sortie Bd Haussmann côtés pairs) – 12,5 € + consommation.
Jeudi 11 juin : Visite de l’exposition Guerre et Paix dans l’atelier de Chana Orlof. Le bâtiment lui-même est un chef-d’œuvre d’Auguste Perret, pionnier de l’architecture en béton armé. Au cœur de la villa Seurat, cité d’artiste construite dans les années 20 où vécurent et travaillèrent Jean Lurcat, Goerg et Gromaire, Chaïm Soutine, Anaïs Nin, Henri Miller. L’atelier abrite l’essentiel de l’œuvre de Chana Orloff, née dans une famille juive d’Ukraine, grande représentante de l’Ecole de Paris, sculpteur restée fidèle à un art figuratif (figures de femmes, portraits, animaux), caractérisé par la pureté, la simplicité et l’expressivité du trait. Des premières pièces réalisées durant la Première Guerre mondiale, jusqu’aux monuments créés après la fondation de l’État d’Israël, l’exposition retrace plus d’un demi-siècle de création marquée par les épreuves et les bouleversements du monde.
RV : 15 h – 7 bis, villa Seurat 78014 Paris -22,50 € entrée comprise
Lundi 15 juin : Promenade le quinze du mois dans le quinzième au sein du village de Vaugirard de l’Auberge du soleil d’or à l’église Saint-Séraphin de Sarov, perdue dans un jardin. Un atelier construit par Mallet-Stevens, l’ancien Bal Nègre, haut lieu du surréalisme. Le conférencier vous présente les richesses insoupçonnées du quartier où il habite, les commerçants qu’il fréquente : une visite architecturale, historique, religieuse et gastronomique. RV : 14h 30 – Métro Volontaires – 12,5 €
Mardi 16 juin : A l’occasion du « Bloomsday » le Paris de Joyce de Saint-Germain-des-Prés à Montparnasse. De l’hôtel Lennox à la maison d’ Ezra Pound, cachée au fond d’un jardin, les lieux fréquentés par Joyce et ses amis américains, en passant par l’hôtel Lennox et le restaurant Michaud lieu de rencontre des écrivains de la « lost generation », les Deux Magots et Lipp, quartier général d’Hemingway organisateur de la diffusion clandestine d’Ulysse aux Etats-Unis, la librairie Shakespeare and Co, rue de l’Odéon, première éditrice d’Ulysse, l’hôtel Corneille, le pavillon de Gertrude Stein, rue de Fleurus, la rue Notre Dame des Champs au cœur du paris américain. En terminant autour d’un verre au Select. RV : 14 h 30 – Métro Saint-Germain des Prés, devant les Deux Magots – 12,5 €
Mercredi 17 juin : Exposition au Musée Carnavalet, exposition Madame de Sévigné Lettres parisiennes. Au sein de l’hôtel Carnavalet où vécut la célèbre Parisienne de 1677 à sa mort en 1696, cette exposition revient sur la vie de Madame de Sévigné à Paris, à un moment où la ville connaît d’importantes transformations. Le parcours et l’œuvre de l’écrivaine servent de support à une découverte de la capitale dans ses dimensions urbaine, sociale, politique, artistique. RV : 15 h 30- Entrée du Musée au 23, rue de Sévigné (métro Saint-Paul) – 24,50 € entrée comprise
Samedi 20 juin : Visioconférence sur l’Exposition au musée de l’Orangerie – “Henri Rousseau, l’ambition de la peinture ». C’est une exposition qui entend changer notre regard sur le peintre Henri Rousseau alias Le Douanier. À travers une cinquantaine d’œuvres, le musée de l’Orangerie montre que Rousseau ne peut être réduit à la peinture d’une jungle fantasmée. Certes, certaines de ses plus belles toiles du genre sont exposées, mais on découvre aussi son goût du portrait, des natures mortes et des paysages. On comprend que Rousseau n’était pas un peintre naïf et que, sans formation aucune, il a tracé son chemin et crée un style propre. RV : 11h – sur zoom – 7,50 €
Dimanche 21 juin : Visioconférence sur la philosophie Kant, Emmanuel Kant, auteur de la Critique de la Raison pure publiée en 1781, la Critique de la raison pure d’Emmanuel Kant a déclenché un véritable séisme philosophique. Son ambition ? Répondre à une question cruciale : Que puis-je vraiment savoir ? En opérant une véritable “révolution copernicienne”, Kant démontre que nous ne subissons pas le monde, mais que notre esprit le façonne. RV :11h – sur zoom – 7,50 €
Landi 22 juin : Conférence en salle sur la philosophie d’Emmanuel Kant, auteur de la Critique de la Raison pure. Publiée en 1781, la Critique de la raison pure a déclenché un véritable séisme philosophique. Son ambition ? Répondre à une question cruciale : Que puis-je vraiment savoir ? En opérant une véritable “révolution copernicienne”, Kant démontre que nous ne subissons pas le monde, mais que notre esprit le façonne.
RV : 18 h 00 – Café le P’tit Lecourbe au 26 rue Lecourbe – 12.50 € + consommation
Mercredi 24 juin : Notre-Dame de Paris restaurée. Un exemple grandiose de la révolution gothique, mise au point d’une architecture transférant la fonction portante aux piliers et aux voûtes à l’époque du développement urbain du XIIème siècle. Les chapiteaux illustrant la flore d’Ile de France. Les trois rosaces et les vitraux. Les trois portails et la clôture du chœur chefs d’œuvre de la sculpture gothique. Les « Mays » de Notre-Dame tableaux offerts par la guilde des orfèvres. Les restaurations de la cathédrale. RV : 13h15 -Devant l’entrée de l’Hôtel Dieu – 17,5 €. Limité strictement à 9 participants.
Samedi 27 juin : Visite de la Grande Mosquée. Histoire de l’Islam de Mahomet à nos jours, évoquée dans un superbe édifice, pastiche de style hispano-mauresque. La naissance de l’Islam d’après les données de l’Islamologie et de l’archéologie contemporaines, qui bouleversent les conceptions jusque-là admises. Le Salafisme, courant intégriste fondé au XVIIe siècle par Mohammed ben Abdelwahhab, idéologie de l’Arabie Saoudite, une dérive de l’Islam ou un Islam authentique ? La tombe de Si Kaddour Benghabrit, héros du film « Les hommes libres » protecteur de juifs maghrébins pendant l’Occupation. En terminant par une évocation de la civilisation islamique autour d’une tasse de thé.
RV : 14 h 30 – A l’entrée, place du Puits de l’Ermite – 14,5 € entrée comprise
Dimanche 28 juin : Vidéoconférence exposition « Renoir et l’amour » au Musée d’Orsay. « Le fil conducteur, ici, ce sont les scènes de la vie moderne, d’abord dans la lignée de Courbet puis de Manet, mais une modernité heureuse, les scènes de groupe, de couple, de convivialité, les repas, les danses, etc. Et le fil rouge, c’est l’amour, puisque toute la peinture de Renoir est finalement consacrée à célébrer une forme de lien humain. L’amour au sens large, donc le couple évidemment, mais aussi l’amitié, et finalement la société : la peinture de Renoir parle de comment on fait société. ».
RV : 19h – sur zoom – 7 ,50 €
Lundi 29 juin : Goûter littéraire américain au Select café, qui a conservé intégralement son décor art déco ouvert en 1924 pour capter la clientèle américaine venue à Paris fuir les rigueurs de la prohibition. Lieu de rencontre des écrivains de la génération perdue. Le Montparnasse des années 20 évoqué par Hemingway, pilier du Select, dans le Soleil se lève aussi et dans Paris est une fête devenu un best-seller symbolisant le bonheur de vivre dans un Paris pourtant disparu. L’atmosphère joyeuse des années folles où s’écrivent les romans de la Lost generation, expression lancée par Gertrude Stein, reposant sur la déréliction et la déception face à tout idéal politique ou patriotique. La rencontre d’Hemingway et Scott Fitzgerald au “Dingo”. Hemingway, ami de Dos Passos et adversaire de Faulkner. Le “jeudi noir” et le départ brutal des Américains ruinés par la chute du dollar. En 1936, la rencontre au Select d’Hemingway et de Robert Desnos qui lui conseille d’aller en Espagne, cadre de Pour qui sonne le glas roman initiant la repolitisation de la littérature américaine. RV : 16 h – à l’entrée au 99, bd du Montparnasse, près de la sortie du Métro Vavin – 12,5 € – + consommation
Mercredi 1er juillet : Très riches hôtels et jardins du Marais, la place des Vosges, de l’hôtel d’Angoulême à l’hôtel de Sully. La synagogue de la rue Pavée, dessinée par Guimard et la rue des Rosiers au coeur du quartier juif. L’hôtel d’Angoulême, construit pour une fille d’Henri II, à l’imposante façade ornée de pilastres en ordre colossal et les origines du peuplement aristocratique du Marais. L’hôtel de Donon, un des plus anciens du Marais et le jardin de l’Hôtel de Marle. L’hôtel Salé, siège du Musée Picasso construit pour un bourgeois gentilhomme. L’hôtel Carnavalet, chef d’oeuvre de Pierre Lescot, résidence de Madame de Sévigné. La place des Vosges, anciennement place Royale conçue par Henri IV pour servir d’écrin à la statue du souverain et affirmer la puissance de la monarchie absolue. Le jardin insoupçonné de l’Hôtel de Sully. L’église Saint-Paul Saint-Louis, édifice grandiose construit par les Jésuites pour attirer le public aristocratique du quartier.
. RV : 14 h 30 – Métro Saint-Paul – 12,5€ entrée comprise
Samedi 4 juillet : Déjeuner américain historique et littéraire, à l’occasion de l’Independance Day chez Joe Allen.
Apéritif : une coupe de Prosecco. Le restaurant Joe Allen de Paris, à l’origine succursale du restaurant Joë Allen de New York américaine.
QUESADILLAS Galette de blé, fromage, piment jalapeño, guacamole, crème fraîche, salsa de tomates. La “Boston Tea Party” et la révolution américaine.
BARBECUE SPARE RIBS Travers de porc, coleslaw, pommes au four, sauce barbecue. Hemingway et les écrivains de la génération perdue.
CHEESECAKE Gâteau de fromage blanc, coulis de fruits (sans gluten). La Tache de Philip Roth, illustration de la question raciale.
Café. A propos de Donald Trump : Le complot contre l’Amérique de Philip Roth, une dystopie devenue réalité ?
RV : 12 h au 30 Rue Pierre Lescot –77,50 € (apéritif, repas, boissons et conférences compris). Le menu et le prix seront réactualisés début juin. Confirmer en adressant un chèque 50 € à l’ordre de Joe Allen