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« Il n’y a plus de place pour l’homme libre, indépendant, pour l’abstentionniste. Cette époque exige que l’on se prononce. »

Stefan Zweig

Hiver 1934. Une nuit striée d’éclairs et de coups de tonnerre. Un briquet s’enflamme. On devine une pièce remplie de caisses de déménagement et des draps blancs jetés sur les murs.

Une cigarette se consume dans la pénombre. Un homme lit face à la pluie. Stefan Zweig.

Un écrivain admiré, autrichien et européen convaincu, juif « sans s’en préoccuper », humaniste aimé, ami fidèle, marié à Salzburg et amant à Paris.

Face à la montée du fanatisme hitlérien, il a décidé en une nuit de fuir son pays pour l’Angleterre. Sur cette île, il tente de s’isoler de la fureur du monde en se plongeant dans l’écriture d’une biographie de Marie Stuart.

Mais, accusé de lâcheté par ses amis viennois inconscients de la menace nazie, perturbé par Lott Altman, une nouvelle secrétaire pas si inoffensive, et poursuivi par Fridericke son épouse, qui « n’a plus l’intention de lui faire cadeau de son silence », Zweig voit ressurgir ses vieux démons…

Et ce qui ne devait être qu’une fuite provisoire et apaisante s’avèrera le point de départ d’un exil cruel et définitif …qui le mènera au Brésil et au suicide.

Une pièce de Monique Esther Rotenberg

Mise en scène de Pascal Elso